
Mis à jour le 28 septembre 2026 par l'Équipe de traders-forex.fr
Samuel Leach est un trader et entrepreneur britannique connu pour sa réussite rapide sur les marchés des actions et des devises, puis pour sa société de formation Samuel & Co Trading. Sa carrière n'a vu le jour qu'après l'échec de son premier projet professionnel : travailler sur une plate-forme pétrolière.
Dans ce dossier, nous réunissons tout ce qu'il faut savoir sur lui : son parcours, sa méthode de trading, le déroulé minute par minute d'une de ses journées, une interview en 13 questions, ce qu'est devenu son projet de cryptomonnaie Yield Coin et ce que propose aujourd'hui sa société. Avec, à la fin, notre avis sans complaisance.
Vous devez avoir une raison de vous lever et d'agir, sinon vous n'aurez pas la motivation nécessaire. Samuel Leach
Né dans une famille modeste du Hertfordshire, au nord de Londres, Samuel Leach commence à s'intéresser au trading vers 17-18 ans, en cherchant quels métiers payent le mieux. Pendant ses études de marketing à l'université du Hertfordshire, il travaille comme chef de projet chez C. Hoare & Co, la plus ancienne banque privée familiale du Royaume-Uni, et se forme seul aux marchés.
Il affirme avoir transformé une bourse d'étudiant de 2 000 £ en 178 000 £ en un an, un résultat spectaculaire obtenu, de son propre aveu, en prenant beaucoup de risques. Ce succès lui permet de quitter la banque pour se consacrer au trading, puis à l'enseignement.
À 17 ans, il commence par du trading fictif. Il trade dès 18 ans mais reconnaît ne pas avoir été vraiment performant avant 22 ans.
En parallèle de son poste chez C. Hoare & Co, il développe son propre trading jusqu'à pouvoir en vivre.
Il commence à enseigner le trading et transforme cette activité secondaire en entreprise de formation, qui comptera jusqu'à 70 collaborateurs.
Il donne sa conférence TEDx, lance l'ICO du Yield Coin et publie The Formula for Success chez Wiley.
Il continue de publier des analyses de marché (vidéos YouTube, podcast) et développe les programmes de formation et de comptes financés de sa société.
Samuel Leach utilise deux approches très différentes selon le marché :
Pour aller plus loin sur les différents profils de traders, consultez notre page consacrée au métier de trader.
À l'époque où il nous a décrit sa routine (il avait alors 28 ans), Samuel Leach tradait trois à quatre jours par semaine et consacrait le reste de son temps de travail à son entreprise. Les samedis et dimanches étaient réservés à la famille. Son plan : trader encore quelques années, puis se tourner vers l'immobilier et une association environnementale, Overwatch, qu'il avait cofondée.
À l'ouverture des marchés, j'ai fait toute mon analyse et j'achète et je vends. Je n'attends personne d'autre. Samuel Leach
Voici son emploi du temps. Les horaires sont ceux de Londres ; ajoutez une heure pour l'heure de Paris.
| Londres | Paris | Activité |
|---|---|---|
| 5h00 | 6h00 | Lever, un peu de temps avec son chien, une banane sur la route. |
| 6h00 | 7h00 | Café au bureau et analyse des actions en portefeuille (horizon 2 à 6 semaines) pour préparer les ordres. |
| 7h50 | 8h50 | Enchère de pré-ouverture : il observe où les titres devraient ouvrir et se tient prêt. |
| 8h00 | 9h00 | Ouverture de la Bourse de Londres : exécution immédiate des achats et ventes d'actions, puis passage au forex. |
| Matinée | Matinée | Trading de devises à court terme, casque sur les oreilles pour suivre l'actualité des banques centrales. |
| 12h00 | 13h00 | Déjeuner sain livré au bureau, pris en 10-15 minutes devant les news, puis une courte pause jeu vidéo pour décrocher. |
| 14h30 | 15h30 | Ouverture de Wall Street (13h30 à Londres quelques semaines par an, lors du décalage des changements d'heure) : il surveille les volumes américains et le sentiment sur le dollar. |
| 16h30 | 17h30 | Revue des positions et liquidation des trades intraday avant la clôture. |
| 17h30 | 18h30 | Salle de sport pendant environ une heure et demie. |
| 19h30 | 20h30 | Retour au bureau : réunions ou suivi des actions britanniques également cotées à New York. |
| 22h00 | 23h00 | Dîner à la maison, puis deux heures de détente. |
| 23h45 | 0h45 | Promenade du chien et coucher. |
Dans cet entretien, Sam revient sur son parcours, ce qui le motive et le secret de sa progression, qu'il développe dans sa conférence TEDx. Les questions sur le Yield Coin datent du lancement du projet ; nous faisons le point sur son devenir dans la section suivante.
J'ai commencé le paper trading à l'âge de 17 ans après avoir cherché les emplois les mieux rémunérés. Travailler dans le secteur bancaire et financier était le deuxième sur la liste, après travailler sur une plate-forme pétrolière. Je n'ai pas réussi à travailler sur une plate-forme pétrolière, alors j'ai opté pour la deuxième meilleure solution. J'ai commencé à concentrer toute mon énergie sur mon trading et j'ai travaillé dans une banque privée, C. Hoare & Co, en tant que chef de projet.
Je trade des actions à long terme et des devises en intraday. Le trading a régi ma vie pendant un certain nombre d'années et je n'avais pas vraiment de vie en dehors. Aujourd'hui, le trading doit s'adapter aux réunions de travail et à d'autres activités, c'est pourquoi j'ai automatisé ma stratégie de change : il n'y a pas assez de temps dans une journée ! Mon système de trading automatisé a un historique vérifié qui remonte à 2016. Donner de vraies statistiques semble rare aujourd'hui, et c'est quelque chose sur lequel nous nous concentrons chez Samuel and Co Trading, en veillant toujours à être transparents.
Je veux faire la différence, que ce soit en éduquant les autres ou en aidant mes collaborateurs à atteindre leurs objectifs. Vous devez avoir une raison de vous lever et d'agir, sinon vous n'aurez pas la motivation nécessaire. Je vois beaucoup de personnes qui agissent comme des zombies et ne croient pas en elles-mêmes : elles ont besoin de se réveiller ! Je suis très actif pour développer la culture financière et la gestion de l'argent des gens, afin d'aider la communauté à devenir ce qu'elle veut être.
En me poussant à me sentir mal à l'aise, je me suis rendu compte que si je me sentais à l'aise, je n'évoluais pas. Ce sentiment est souvent perçu comme une mauvaise chose ; j'explique dans mon discours TEDx comment il m'a aidé à grandir en tant que chef d'entreprise et trader. La routine est assez simple : consacrez 100 heures par semaine à votre travail et travaillez comme si vous étiez toujours en retard. Vous serez surpris au bout de trois ans en regardant ce que vous avez accompli.
J'ai connu un certain nombre d'échecs de projets, d'algorithmes et de systèmes, mais tout entrepreneur qui réussit doit les surmonter. Avant de me lancer dans une nouvelle aventure, je cherche toujours à minimiser le risque afin de ne pas être trop exposé si le projet ne se réalise pas. Mais je pense que la première erreur est de les considérer comme des échecs : c'est une progression naturelle, comme une course de haies. Vous arriverez au bout si vous continuez à sauter.
Je pense que la chance n'a pas grand-chose à voir avec le succès, mais vous pouvez créer votre propre chance. Tout dépend de l'effort que vous êtes prêt à fournir. Quand j'ai commencé, les semaines de 100 heures étaient la norme. Je ne suis pas toujours le plus intelligent de la classe, mais je suis toujours prêt à travailler plus dur et à voir plus loin. Les gens veulent des résultats à court terme, alors que les choses prennent du temps.
La patience et le travail acharné. Je sais que si je continue à travailler sur une compétence, je vais m'améliorer et réussir, mais cela peut prendre plusieurs mois ou années. Beaucoup veulent des résultats instantanés, mais la vie ne fonctionne pas de cette façon. En travaillant une heure par jour sur ce que vous aimez, dans cinq ans vous serez un expert respecté dans votre domaine. Une heure par jour, ce n'est pas beaucoup demander, n'est-ce pas ?
Vous n'avez pas échoué tant que vous travaillez à votre objectif. Vous n'échouez que lorsque vous arrêtez d'essayer. C'est ce qui sépare ceux qui réussissent de ceux qui abandonnent. Abandonner ne fait pas partie de moi : on apprend et on avance. Créer une entreprise à sept chiffres ne sera jamais facile, sinon tout le monde le ferait. Il faut apprendre, progresser et surtout, il faut du TEMPS. Vous devez être prêt à le donner.
Je me fixe des objectifs annuels, mensuels et hebdomadaires. Il est également utile de visualiser les objectifs atteints. Je travaille beaucoup sur mon état d'esprit et je visualise comment je veux que ma vie fonctionne dans une semaine, un mois ou un an. Ensuite, je réfléchis à la manière d'y parvenir, je fixe des objectifs pour concrétiser ces visualisations et je me donne à fond.
Quand on s'efforce de réussir, on ne voit que les bons côtés. Il y a beaucoup de travail, beaucoup de pression et beaucoup de regards qui attendent que vous trébuchiez ou fassiez une erreur. Si c'était à refaire, j'essaierais sans doute d'avancer plus discrètement, sans trop attirer les médias au début.
J'avais besoin d'un nouveau défi : Samuel and Co Trading tournait de façon autonome et je commençais à me reposer sur mes lauriers. En tant qu'équipe, nous avions l'expertise pour apporter de la valeur dans un secteur en pleine expansion. Lorsque je crée une entreprise, je cherche les lacunes, et dans la crypto il y en avait beaucoup à combler.
Yield Coin visait à apporter un usage « du monde réel » aux cryptomonnaies : permettre aux particuliers d'acheter une miche de pain avec le jeton et l'intégrer dans des projets d'entreprises générateurs de liquidités, avec un haut niveau de conformité et d'éthique. Être à l'écoute des utilisateurs est essentiel pour progresser dans ce domaine.
Il est très difficile de prédire ce qui va se passer dans la crypto, car c'est un marché très volatil. Je pensais que Yield Coin pouvait devenir un jeton du top 20 en cinq ans, avec une communauté forte qui l'utiliserait au quotidien. L'idée n'était pas de réinventer la roue, mais d'aider les entreprises traditionnelles à aborder ce nouveau monde technologique.
Le Yield Coin (YLD), un jeton ERC-20 sur la blockchain Ethereum, a été vendu lors d'une ICO organisée du 1er mars au 31 mai 2018. Il était présenté comme un jeton adossé à un groupe d'entreprises de différents secteurs.
Les ambitions affichées ne se sont pas concrétisées : le jeton n'a jamais approché le top 20 des cryptomonnaies et les principaux agrégateurs de cours ne publient plus de prix ni de volume actifs pour le Yield Coin, certains le classant parmi les projets « morts ». Samuel Leach ne met plus ce projet en avant dans sa communication.
Attention à la confusion : le ticker YLD est aussi utilisé par le jeton de la plateforme YIELD App, un projet sans lien avec Samuel Leach.
Cet épisode illustre un risque classique des ICO de 2017-2018 : la majorité de ces jetons ont perdu l'essentiel de leur valeur. Si vous souhaitez investir en cryptomonnaies, privilégiez des actifs liquides et une plateforme enregistrée auprès des autorités, comme Bitpanda, Kraken ou Coinbase.
Fondée en 2012, Samuel & Co Trading s'est d'abord fait connaître par son programme de « junior trader », puis comme prop firm. Selon Wiley, Samuel Leach revendiquait dès 2019 plus de 2 000 personnes formées dans plus de 90 pays. Aujourd'hui, l'offre s'articule autour de deux programmes :
Les élèves peuvent aussi trader gratuitement depuis la salle de marché de la société, au Royaume-Uni, avec écrans multiples et flux d'actualités en direct.
Si l'idée de trader un compte financé vous intéresse, comparez avec des prop firms spécialisées et bien établies comme FTMO, The 5%ers ou Darwinex Zero, en lisant attentivement leurs règles d'évaluation.
Le parcours de Samuel Leach est inspirant par sa discipline, sa préparation méthodique avant l'ouverture et sa séparation claire entre trading d'actions et de devises. Ces principes sont utiles à tout trader, débutant ou confirmé.
Il faut néanmoins garder un regard critique : les performances mises en avant ne sont pas vérifiables de façon indépendante, le Yield Coin n'a pas tenu ses promesses et sa société n'est pas régulée par la FCA. Le rythme de 100 heures par semaine qu'il prône n'est ni réaliste ni souhaitable pour la plupart des gens. Enfin, méfiez-vous des faux comptes : Samuel Leach rappelle lui-même qu'il ne sollicite jamais d'investissements par message privé.
Le meilleur usage de son exemple : s'inspirer de sa routine, la tester sur un compte démo, puis construire votre propre plan de trading avec une gestion du risque stricte.
Samuel Leach incarne le trader autodidacte devenu chef d'entreprise : une préparation rigoureuse avant l'ouverture, deux méthodes distinctes pour les actions et le forex, et une forte culture de l'effort. Son parcours comporte aussi des zones d'ombre, du Yield Coin à l'absence de régulation de sa société. Retenez sa discipline plutôt que ses promesses, et construisez votre propre méthode pas à pas.
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