
Mis à jour le 25 septembre 2026 par l'Équipe de traders-forex.fr
Sur le Forex, on n'achète jamais une devise « seule » : on l'échange toujours contre une autre. Chaque transaction porte donc sur une paire de devises, qui exprime la valeur d'une monnaie par rapport à une autre. Ces paires sont la brique de base du marché des changes, le marché financier le plus liquide au monde : selon l'enquête triennale de la Banque des règlements internationaux (BRI), il s'y est échangé en moyenne 9 600 milliards de dollars par jour en avril 2025, soit 28 % de plus qu'en 2022.
Toutes les paires ne se valent pas pour autant. Les paires majeures, mineures (ou croisées) et exotiques n'ont ni la même liquidité, ni les mêmes coûts, ni le même niveau de risque. Ce guide réunit tout ce qu'il faut savoir : le fonctionnement d'une cotation, les devises les plus échangées d'après les derniers chiffres de la BRI, le calcul et l'intérêt des taux de change croisés, notre sélection des 8 meilleures paires à trader en 2026, les instruments pour investir sur les devises et les différents types de brokers.
L'essentiel en bref :
Lorsque vous négociez une paire, vous achetez simultanément une devise et en vendez une autre. La première devise de la paire est la devise de base, la seconde la devise de cotation. Le cours indique combien d'unités de la devise de cotation il faut pour obtenir une unité de la devise de base.
Par exemple, dans la paire EUR/USD, l'euro est la devise de base et le dollar américain la devise de cotation. Un cours de 1,1500 signifie qu'il faut 1,15 dollar pour acheter un euro. Si vous anticipez un renforcement de l'euro face au dollar, vous achetez la paire ; si vous anticipez son affaiblissement, vous la vendez. C'est cette fluctuation permanente des cours qui crée les opportunités de trading.
La variation minimale de référence est le pip : la quatrième décimale sur la plupart des paires (0,0001), la deuxième sur les paires en yen (0,01). Si l'EUR/USD passe de 1,1500 à 1,1520, il a progressé de 20 pips. Sur un lot standard de 100 000 unités, un pip sur EUR/USD vaut 10 dollars ; sur un micro-lot (1 000 unités), il vaut 0,10 dollar. Enfin, l'écart entre le prix d'achat et le prix de vente, le spread, est le principal coût de transaction : plus une paire est liquide, plus il est faible.
Presque toutes les devises sont négociables, mais l'activité se concentre sur une poignée d'entre elles. La dernière enquête triennale de la BRI, publiée le 30 septembre 2025 et portant sur avril 2025, fait ressortir plusieurs tendances :
Comme chaque transaction implique deux devises, la somme des parts atteint 200 % :
| Rang | Devise | Code | Part 2022 | Part 2025 |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Dollar américain | USD | 88,4 % | 89,2 % |
| 2 | Euro | EUR | 30,6 % | 28,9 % |
| 3 | Yen japonais | JPY | 16,7 % | 16,8 % |
| 4 | Livre sterling | GBP | 12,9 % | 10,2 % |
| 5 | Yuan chinois | CNY | 7,0 % | 8,5 % |
| 6 | Franc suisse | CHF | 5,2 % | 6,4 % |
| 7 | Dollar australien | AUD | 6,4 % | 6,1 % |
| 8 | Dollar canadien | CAD | 6,2 % | 5,8 % |
| 9 | Dollar de Hong Kong | HKD | 2,6 % | 3,8 % |
Côté paires, les dix plus négociées incluent toutes le dollar américain, qui joue le rôle de monnaie « véhicule » entre les autres devises :
| Paire | Part du volume mondial (avril 2025) | Tendance depuis 2022 |
|---|---|---|
| EUR/USD | 21,2 % | Toujours n°1, part en léger recul |
| USD/JPY | 14,3 % | En hausse |
| USD/CNY | 8,1 % | +59 % de volume, passe 3e |
| GBP/USD | 7,6 % | En net recul (9,5 % en 2022) |
| USD/CAD | ≈ 5 % | Stable |
| AUD/USD | 4,9 % | Stable |
| USD/CHF | 4,9 % | +60 % de volume |
| USD/HKD | 3,6 % | +95 % de volume |
Source : BRI, Triennial Central Bank Survey, avril 2025 (base « net-net », tous instruments). Prochaine enquête en 2028.
Point important pour les particuliers : la montée du yuan ne change pas grand-chose à leur quotidien. Le yuan « onshore » (CNY) est soumis au contrôle des changes chinois ; les brokers qui le proposent cotent en général le yuan « offshore » (USD/CNH), avec des spreads plus larges que sur les paires majeures classiques. Pour un trader particulier, le cœur du marché reste donc constitué des paires majeures et de quelques paires croisées très liquides.
On classe traditionnellement les paires en trois familles selon leur liquidité, leurs spreads et leur volatilité. La réglementation européenne en tient compte : le levier maximal accordé aux particuliers dépend de la paire négociée.
| Type de paire | Liquidité | Spread | Volatilité | Levier max. particulier (UE) | Idéal pour |
|---|---|---|---|---|---|
| Majeures | Très élevée | Très faible | Modérée | 30:1 (20:1 pour AUD/USD et NZD/USD) | Débutants et trading régulier |
| Mineures (croisées) | Bonne à moyenne | Moyen | Moyenne à élevée | 30:1 entre devises majeures (EUR/GBP, EUR/JPY…), sinon 20:1 | Diversification |
| Exotiques | Faible | Élevé | Très élevée | 20:1 | Traders expérimentés |
Pour l'ESMA, sont « majeures » les paires composées de deux devises parmi USD, EUR, JPY, GBP, CAD et CHF. Le dollar australien et le dollar néo-zélandais n'en font pas partie.
Les paires majeures sont les plus activement négociées sur le marché des changes. Elles associent toutes le dollar américain à l'une des grandes devises des économies développées. On en compte traditionnellement sept :
Les quatre premières sont parfois appelées les « quatre grandes », les trois autres les « paires matières premières » (commodity currencies), car l'Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande sont de gros exportateurs de ressources naturelles. Voici pourquoi ces paires sont si populaires :
Les paires mineures, aussi appelées paires croisées ou crosses, associent deux grandes devises sans le dollar américain : EUR/GBP, EUR/JPY, EUR/CHF, GBP/JPY, AUD/JPY, EUR/AUD… Leur volume est inférieur à celui des majeures et leur spread un peu plus large, mais elles permettent de diversifier ses positions et de trader une vue sur deux économies précises. Nous détaillons leur fonctionnement dans la partie consacrée aux taux de change croisés.
Les paires exotiques associent une devise majeure et la monnaie d'un pays émergent ou d'une économie plus petite. Les plus courantes chez les brokers sont :
Ces paires offrent un potentiel de gain important en raison de leur volatilité, mais s'accompagnent de risques accrus. Les écarts de taux d'intérêt peuvent aussi y être élevés, ce qui rend les frais de financement (swaps) très coûteux lorsqu'on conserve une position plusieurs jours dans le mauvais sens.
Sur ces paires, une gestion du risque stricte est indispensable : utilisez des ordres stop-loss, réduisez la taille de vos positions et évitez de les conserver pendant les annonces politiques ou monétaires majeures.
Une paire de devises qui n'implique pas le dollar américain est appelée taux de change croisé. Même si la majorité des opérations de change passe par le dollar, les grandes devises s'échangent aussi directement entre elles. Prenons une entreprise britannique qui encaisse des euros grâce à ses ventes en Allemagne : elle n'a pas besoin de convertir ses euros en dollars, puis ses dollars en livres. Elle utilise directement le cours EUR/GBP pour convertir ses euros en livres sterling.
Pour les devises moins liquides, en revanche, la conversion passe souvent encore par le dollar : on convertit d'abord la devise en dollars, puis les dollars dans la devise souhaitée. C'est ce rôle d'intermédiaire qui explique que le dollar soit présent dans près de neuf transactions sur dix.
Un taux croisé se déduit des cotations de chacune des deux devises contre le dollar. Deux cas de figure se présentent :
Ces valeurs sont données à titre d'illustration. Dans la pratique, votre plateforme affiche directement le cours des paires croisées, et les éventuels écarts entre le cours croisé et le cours théorique sont effacés en quelques millisecondes par les algorithmes des banques : l'« arbitrage triangulaire » n'est pas une source de profit accessible aux particuliers.
Les taux croisés les plus actifs tournent autour de l'euro, deuxième devise mondiale, puis du yen :
Première particularité : un trader qui travaille sur les taux croisés n'a pas besoin d'avoir un avis sur le dollar. Sur EUR/USD, USD/JPY ou GBP/USD, le résultat dépend en grande partie de la direction du billet vert : lorsque le dollar est en forte tendance, il a tendance à monter ou baisser face à la plupart des devises en même temps. Détenir plusieurs paires en dollar revient alors souvent à prendre plusieurs fois le même pari. Les paires croisées permettent au contraire de diversifier réellement ses positions, car elles sont moins corrélées aux paires principales.
Seconde particularité : les paires croisées sont un peu moins liquides que les majeures, ce qui a des avantages et des inconvénients :
Les taux croisés les plus actifs concernent de grandes devises comme l'euro, le yen ou la livre ; ils réagissent donc aux mêmes fondamentaux que les paires en dollar : écarts de croissance, d'inflation et surtout de taux d'intérêt entre les deux banques centrales concernées. L'EUR/GBP dépend ainsi avant tout de l'écart entre la BCE et la Banque d'Angleterre, l'EUR/JPY de celui entre la BCE et la Banque du Japon.
Le facteur le plus important est peut-être ce qui n'affecte pas directement ces paires : la direction du dollar. Cela ne signifie pas pour autant qu'on puisse ignorer les États-Unis. Principale devise mondiale, le dollar a des effets d'entraînement sur l'ensemble du marché, par exemple lorsqu'une décision de la Réserve fédérale provoque une vague d'aversion au risque qui profite au yen et au franc suisse. Mais ces effets restent secondaires : ce sont les fondamentaux propres aux deux économies qui dirigent un taux croisé.
La clé consiste à se concentrer sur une ou deux paires croisées et à apprendre à connaître leur comportement en profondeur : les banques centrales concernées, le calendrier de leurs réunions, les statistiques qui font bouger le cours, les heures de plus forte activité. Si vous anticipez par exemple une politique plus restrictive de la BCE que de la Banque du Japon sans avoir d'avis sur le dollar, l'EUR/JPY vous permet d'exprimer exactement cette idée. Pensez simplement à intégrer dans vos calculs un spread un peu plus large et le coût du swap si vous gardez la position plusieurs jours.
Notre sélection repose sur la liquidité, le coût de trading, la qualité des informations disponibles et l'intérêt pour un trader particulier européen. Nous avons volontairement écarté USD/CNY et USD/HKD malgré leurs gros volumes : le premier est peu accessible et coûteux pour un particulier, le second évolue dans une bande étroite, car le dollar de Hong Kong est arrimé au dollar américain.
| Paire | Surnom | Catégorie | Volatilité | Principal moteur |
|---|---|---|---|---|
| EUR/USD | La fibre | Majeure | Modérée | Écart BCE / Fed |
| USD/JPY | Le ninja | Majeure | Modérée à élevée | Écart Fed / Banque du Japon |
| GBP/USD | Le câble | Majeure | Élevée | Banque d'Angleterre, politique britannique |
| USD/CAD | Le loonie | Majeure | Modérée | Prix du pétrole |
| AUD/USD | L'aussie | Majeure | Modérée à élevée | Matières premières, Chine |
| USD/CHF | Le swissie | Majeure | Modérée | Aversion au risque |
| EUR/JPY | — | Croisée | Élevée | Sentiment de risque, BCE / BoJ |
| EUR/GBP | — | Croisée | Faible à modérée | Écart BCE / Banque d'Angleterre |
Il n'y a pas de meilleur point de départ que l'EUR/USD, la paire la plus négociée et la plus liquide au monde. Surnommée la « fibre », elle concentre 21,2 % des transactions quotidiennes du marché des changes, soit environ 2 000 milliards de dollars par jour. Ses spreads très serrés et sa profondeur exceptionnelle en font la paire de référence. Elle réagit surtout aux écarts de taux et de perspectives économiques entre la BCE et la Réserve fédérale américaine.
Deuxième paire la plus échangée (14,3 % du volume mondial), l'USD/JPY permet de s'exposer aux marchés asiatiques avec des spreads serrés. L'écart de taux entre les États-Unis et le Japon est son principal moteur. Attention aux interventions du ministère des Finances japonais, qui peut acheter du yen pour freiner sa baisse : elles provoquent des mouvements brutaux de plusieurs centaines de pips.
La paire GBP/USD, ou « câble », doit son surnom au câble transatlantique qui transmettait autrefois son cours entre Londres et New York. Même si la livre a perdu du terrain dans les volumes mondiaux, la paire reste très liquide et appréciée pour ses mouvements amples, dictés par la Banque d'Angleterre, la Fed et l'actualité politique britannique.
Surnommée « loonie », d'après l'oiseau qui figure sur la pièce d'un dollar canadien, la paire USD/CAD est étroitement liée au pétrole, premier produit d'exportation du Canada : quand le baril monte, le dollar canadien tend à se renforcer et la paire à baisser. Les décisions de la Banque du Canada et les relations commerciales entre les deux pays jouent aussi un rôle clé.
« L'aussie » expose le trader à l'économie australienne, fortement dépendante des exportations de minerais et d'énergie, notamment vers la Chine. Le dollar australien se renforce en général quand les prix des matières premières et l'appétit pour le risque progressent. À noter : dans l'UE, cette paire est plafonnée à un levier de 20:1 pour les particuliers.
L'USD/CHF associe le dollar au franc suisse, valeur refuge historique dont le volume a bondi de 60 % entre 2022 et 2025. En période de tensions, les investisseurs se tournent vers le franc, qui se renforce et fait baisser la paire ; le calme revenu, elle peut rebondir. La Banque nationale suisse surveille de près l'appréciation de sa devise et peut intervenir.
Paire croisée la plus dynamique, l'EUR/JPY offre un changement de rythme par rapport aux paires en dollar. Elle monte souvent dans les phases d'optimisme (le yen se vend) et chute lors des épisodes d'aversion au risque. Les politiques monétaires de la BCE et de la Banque du Japon dictent sa tendance de fond.
L'EUR/GBP est le taux croisé européen par excellence. Les économies de la zone euro et du Royaume-Uni étant très liées, la paire évolue souvent dans des fourchettes assez stables, ce qui la rend intéressante pour le trading en range. Elle devient plus nerveuse lorsque la BCE et la Banque d'Angleterre divergent, ou lors d'événements politiques britanniques.
Pour un trader qui débute, il est recommandé de se concentrer sur une ou deux paires majeures, idéalement les moins volatiles : EUR/USD et USD/JPY, éventuellement GBP/USD une fois un peu plus d'expérience acquise. Analyser correctement de nombreux instruments en même temps demande une expérience qu'un débutant n'a pas encore. Cela ne signifie pas qu'il faille rester éternellement sur l'EUR/USD : à mesure que la confiance et les compétences progressent, on peut élargir sa liste.
Pourquoi commencer par les majeures ? Elles concentrent le plus gros volume, ce qui leur assure une grande liquidité et des spreads bien plus serrés que les autres. Les analyses et actualités sur ces paires sont aussi très faciles à trouver. À l'inverse, un débutant devrait éviter les paires exotiques : leur spread peut atteindre plusieurs dizaines de pips sur certaines paires, et leurs mouvements dépendent d'informations locales difficiles à suivre.
Voici une méthode simple pour bien démarrer :
Choisissez EUR/USD ou USD/JPY : spreads serrés, forte liquidité et information abondante pour l'analyse.
Repérez la devise de base et la devise de cotation, et calculez ce que représente un pip sur votre taille de position.
Testez votre approche sans risque jusqu'à obtenir des résultats réguliers avant d'engager de l'argent réel.
Fixez des règles d'entrée et de sortie, placez toujours un stop-loss, limitez le risque par position et n'utilisez pas tout le levier disponible.
Ouvrez un compte réel modeste chez un broker régulé, tenez un journal de trading et n'élargissez votre liste de paires qu'avec l'expérience.
Pour illustrer, prenons l'image du surfeur débutant : certaines plages ont des vagues d'à peine deux mètres, d'autres dépassent six mètres. Un apprenti aurait tort de se lancer d'emblée dans les vagues géantes. Sur le Forex, l'EUR/USD et l'USD/JPY jouent le rôle de ces « petites vagues », propices à l'apprentissage.
Certaines paires sont bien plus volatiles que d'autres, notamment celles liées à la livre sterling et au yen, qui ont tendance à se déplacer avec force, y compris lors des corrections. Le GBP/JPY en est l'exemple type : lorsqu'il part dans une direction, il le fait vigoureusement. Pour un trader préparé, le potentiel de gain est intéressant, mais ces paires ne conviennent pas aux débutants. Parmi les paires les plus volatiles :
L'outil ci-dessous affiche la volatilité des principales paires de devises, de l'or, de l'argent et de quelques indices boursiers (DAX, NAS100, JPN225), en pips, en pourcentage et en valeur monétaire, sur des périodes allant d'une minute à un mois. Il permet par exemple d'identifier les paires les plus calmes du moment si vous souhaitez limiter votre exposition.
C'est le moteur le plus puissant à moyen terme. Une devise dont la banque centrale relève ses taux, ou laisse entendre qu'elle va le faire, attire les capitaux et tend à s'apprécier. Les réunions de la Fed, de la BCE, de la Banque du Japon ou de la Banque d'Angleterre sont donc des rendez-vous majeurs, tout comme les chiffres d'inflation et d'emploi qui les influencent.
La liquidité, c'est-à-dire la facilité avec laquelle on peut acheter ou vendre une paire, détermine le spread, la qualité d'exécution et la possibilité d'entrer et sortir rapidement d'une position. C'est la raison pour laquelle la plupart des traders privilégient les paires majeures.
La volatilité mesure l'ampleur des variations de cours. C'est une arme à double tranchant : de fortes variations peuvent être rentables, mais le risque de perte augmente d'autant, surtout avec l'effet de levier. La mise en place d'un stop-loss devrait être systématique, et la taille de position adaptée à la volatilité de la paire.
Élections, conflits, tensions commerciales, droits de douane ou crises budgétaires influencent directement la valeur des devises. L'enquête BRI 2025 a d'ailleurs été réalisée en pleine vague de volatilité liée aux annonces douanières américaines d'avril 2025. Restez informé sur les effets des variations de taux de change sur l'économie des pays dont vous tradez la devise.
Le marché des changes fonctionne 24 heures sur 24 et 5 jours sur 7, mais les heures de trading ne se valent pas. Le chevauchement des sessions de Londres et de New York, environ de 14h à 17h30 (heure de Paris), concentre une grande partie de la liquidité. Trader une paire lorsque ses deux devises sont « en action » offre en général les meilleurs spreads.
Il existe plusieurs façons de s'exposer aux principales devises. Elles ne s'adressent pas au même public ni aux mêmes objectifs :
| Instrument | Principe | Pour qui ? |
|---|---|---|
| CFD sur devises / Forex au comptant | Spéculer sur la hausse ou la baisse d'une paire via un broker, avec effet de levier, sans livraison des devises | Traders particuliers actifs |
| Contrats à terme (futures) | Contrats standardisés négociés en bourse (CME notamment), y compris en versions « micro » | Traders confirmés, couverture |
| Change à terme (forward) | Accord de gré à gré pour échanger des devises à une date future, à un cours fixé à l'avance | Entreprises souhaitant se couvrir |
| Options de change | Droit, sans obligation, d'acheter ou de vendre une devise à un prix fixé à l'avance | Couverture et stratégies avancées |
| ETF / ETC de devises | Produits cotés en bourse qui répliquent une devise ou un panier de devises | Investisseurs long terme, sans levier |
Pour la grande majorité des particuliers en France, l'accès au Forex se fait via les CFD proposés par les brokers en ligne. Leur commercialisation est encadrée par les règles européennes de l'ESMA, appliquées par l'AMF :
Les options binaires, elles, sont interdites à la commercialisation auprès des particuliers dans l'Union européenne. Avant d'ouvrir un compte, vérifiez toujours que le broker est autorisé à exercer en France et qu'il ne figure pas sur les listes noires de l'AMF.
Les brokers en ligne permettent de négocier les devises directement depuis une plateforme de trading. Ils se répartissent en deux grandes familles selon leur mode d'exécution :
Un teneur de marché se porte lui-même contrepartie des ordres de ses clients : il fixe ses prix à partir de ceux du marché interbancaire et peut compenser en interne les positions acheteuses et vendeuses. Ses spreads sont souvent fixes ou stables et sans commission, ce qui convient bien aux débutants. En contrepartie, il existe un conflit d'intérêts potentiel, puisque le broker peut gagner lorsque le client perd. Les brokers régulés sont toutefois soumis à des règles de « meilleure exécution » et couvrent en général une partie de leur exposition.
Un broker NDD transmet les ordres de ses clients à des fournisseurs de liquidité externes (banques, teneurs de marché institutionnels). On distingue :
| Critère | Market maker | STP | ECN |
|---|---|---|---|
| Contrepartie | Le broker | Fournisseurs de liquidité | Réseau de participants |
| Rémunération | Spread | Spread majoré | Commission + spread brut |
| Spreads | Fixes ou stables | Variables | Variables, très serrés |
| Profil adapté | Débutants, petits comptes | Trading régulier | Scalping, gros volumes |
Dans les faits, de nombreux brokers sont hybrides et proposent plusieurs types de comptes (standard sans commission, compte « raw » ou ECN avec commission). Pour comparer, calculez le coût total d'un aller-retour sur un lot : spread + commission éventuelle, sans oublier les swaps si vous gardez vos positions plusieurs jours.
Avertissement sur les risques : les CFD sont des instruments complexes qui présentent un risque élevé de perte rapide en raison de l'effet de levier. Chez la plupart des brokers, entre 69 % et 80 % des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent en tradant des CFD. Consultez le pourcentage exact publié par chaque broker et assurez-vous de comprendre le fonctionnement des CFD avant d'investir.
Le choix des paires dépend de votre style de trading, de votre tolérance au risque et de votre expérience. Quelques repères :
Quelle que soit la paire, aucune n'est « facile » à trader : anticiper la direction d'un cours reste difficile sur tous les instruments. L'essentiel est d'avoir une stratégie claire, en particulier une règle de sortie en gain comme en perte, car le Forex produit régulièrement des mouvements puissants, amplifiés par l'effet de levier.
Les paires de devises sont la base du marché des changes, et savoir distinguer paires majeures, mineures et exotiques est indispensable pour trader avec méthode. Les majeures offrent liquidité, faibles coûts et abondance d'analyses : elles sont idéales pour apprendre. Les paires croisées permettent de trader une vue sur deux économies sans dépendre du dollar et de diversifier réellement ses positions. Les exotiques réservent leurs opportunités, et leurs risques, aux traders expérimentés.
Les chiffres 2025 de la BRI confirment la domination du dollar et de l'EUR/USD, tout en montrant la progression du yuan et du franc suisse. Notre conseil : commencez par une ou deux paires majeures comme EUR/USD ou USD/JPY, sur un petit compte et avec un levier modéré, chez un broker régulé dont le mode d'exécution correspond à votre style. Élargissez ensuite progressivement vers les paires croisées à mesure que votre expérience grandit. Bon trading !